Facebook, 3ème antenne de France 3 Pays de la Loire

Facebook, 3ème antenne de France 3 Pays de la Loire

Après la télévision et le site internet, Facebook est devenue la 3ème antenne de France 3 Pays de la Loire. Découvrez pourquoi la rédaction investit aujourd’hui le réseau social et comment elle adapte et diffuse ses reportages télévisés.

Il y a 20 ans, France 3 Régions enregistrait 40% de parts de marché pour le JT du 19/20. Aujourd’hui, la chaîne n’en réalise plus que 20%. La TNT, les chaînes d’infos, Internet et les réseaux sociaux sont passés par là.

Les pages Facebook régionales de France 3 captent une partie de son audience actuelle, comptabilisée par Médiamétrie.

« L’ADN de France 3 Pays de la Loire, c’est le JT régional et donc la vidéo » rappelle Guénolé Seiler, qui chapote la petite équipe dédiée au réseau social.

En 2017, sur l’ensemble de ses antennes régionales, France 3 a comptabilisé 80 millions de vues par mois en moyenne pour ses vidéos diffusées sur Facebook, contre 2 à 3 millions de vues par mois sur ses sites internet.

Au total, France 3 affiche au compteur 3,5 millions de fans sur l’ensemble de ces pages Facebook régionales. France 3 Pays de la Loire compte aujourd’hui 136 000 fans sur sa page Facebook qui enregistre une croissance de 150% depuis un an et demi.

« Notre page Facebook est notre 3ème antenne, après l’antenne TV et le site web. Aujourd’hui, on gagne en moyenne 1000 fans par semaine » rapporte Claude Bouchet, éditeur web chez France 3 Pays de la Loire.

La page Facebook est donc devenue une antenne à part entière pour France 3 Pays de la Loire. Elle permet au média de toucher un public plus large et surtout plus jeune, qui ne visionne pas forcément les journaux télévisés.

« Le téléspectateur de nos journaux télévisés (JT) du 19/20 a en moyenne 60 ans. Sur notre page Facebook régionale, la moyenne d’âge de notre audience se situe entre 25 et 45 ans » explique le délégué numérique Guénolé Seiler. 

L’antenne diffuse sur sa page Facebook les mêmes reportages qu’elle produit pour ses JT régionaux, avec quelques adaptations sur la forme.

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Car si les vidéos apparaissent en lecture automatique dans les timelines Facebook, le son lui, n’est pas déclenché d’emblée. L’enjeu est donc de rendre possible la compréhension du reportage sans le son. L’astuce ? Le sous-titrage de la vidéo, qui permet de consommer les vidéos sans le son, en mobilité, dans les transports en commun par exemple.

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Un paramètre à prendre en compte quand la consultation du site internet et des réseaux sociaux se fait à 70% en mobilité (via les smartphones) pour la chaîne d’info régionale. Guénolé Seiler déconseille d’opter « pour une transcription pure et dure du commentaire. Il vaut mieux le simplifier et le résumer ».

Pour ajouter le sous-titrage sur les vidéos, il existe plusieurs méthodes comme les logiciels de montage ou la fonction de sous-titrage automatisé de YouTube.

France 3 Pays de la Loire utilise pour sa part le logiciel de montage Final Cut Pro. La rédaction utilise différents templates de sous-titrage qu’elle choisit en fonction de la composition de l’image.

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Quand la vidéo est prête à l’export, France 3 Pays de la Loire ajoute une signature pour valoriser le travail de ses journalistes et invite à partager la vidéo.

Facebook permet par ailleurs d’ouvrir la vidéo à plusieurs pages : c’est ce qu’on appelle le cross postage. Un outil très utile lorsque la structure qui l’utilise fait partie d’un réseau, comme c’est le cas pour les antennes régionales de France 3 Régions.

Cette fonctionnalité permet d’utiliser la même vidéo sur d’autres pages fans et ainsi de suivre les statistiques de cette vidéo, sans la partager ni l’importer.

L’intérêt direct du cross postage est le comptage global des vues qui s’additionnent et donc son effet multiplicateur.

Exemple d’une vidéo sous-titrée et “cross-postée” : ce reportage en mode tuto sur la recette d’un piège à frelons qui a cumulé 7 millions de vues sur l’ensemble du réseau de France 3 Régions.

« C’est la vidéo qui a le mieux marché au 1er semestre 2017. Inimaginable pour un sujet de local. »

 

Le tuto complet de Guénolé Seiler présenté lors du 4ème Médialab SpeedTraining, en septembre 2017 :

5 conseils pour parler à sa communauté Facebook quand on est un média local

Sur les réseaux sociaux, on ne parle pas à son audience sur le même ton et au même moment. C’est ce que nous expliquait Claude Bouchet, l’éditeur web de France 3 Pays de la Loire, lors du Médialab SpeedTraining. Il s’agit ici de faire appel à de l’émotionnel et créer de l’engagement en posant des questions à sa communauté, parfois en utilisant les ressorts de l’humour : « Sur Facebook, il faut sortir du flux d’info brut pour entrer dans le mode conversationnel. »

Voici 5 conseils à retenir de sa pratique quotidienne du réseau social au sein de la rédaction.

1/ Des textes courts

D’après les tests effectués par l’équipe consacrée à Facebook, les publications sur la page Facebook Pays de la Loire ne doivent pas dépasser les 180 caractères.

« Plus c’est court, plus c’est bon ! » : d’après les calculs de l’équipe, respecter cette limite de texte garantit 15% d’engagement en plus sur les publications.

2/ Des contenus et des formats variés

France 3 Pays de la Loire varie les contenus en mixant les breaking news, de l’info locale, de l’agenda, « un vrai service attendu par la communauté« , la promotion du site web et du support TV mais aussi la promotion de contenu externe « pour montrer l’ouverture du média ».  

L’idée est aussi de varier les thématiques abordées. Parmi celles qui fonctionnent le mieux sur Facebook : l’actu locale, le sport, la culture, le fait divers, l’info insolite et, plus récemment, l’info positive, qui parle de solidarité et de belles initiatives, notamment dans les quartiers et les milieux ruraux.

Enfin, Claude Bouchet conseille de varier les formats pour surprendre sa communauté, en alternant de l’image, de la vidéo, des gifs, des “lives”, des brèves…

3/ Des émojis

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L’intégration d’emojis dans les publications représente un tiers de partages et de commentaires en plus et une augmentation des likes de 60%.

« Les émojis expriment ce que les mots ne peuvent pas toujours dire, ils sont universels et parlent à tout le monde, ils font gagner de la place, captent l’audience et renforcent la proximité avec la communauté. » On aurait tort de s’en priver !

4/ La bonne heure et la bonne fréquence de publication

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L’accès aux statistiques de Facebook peut s’avérer très utile pour définir les meilleures heures de publication. Pour l’antenne régionale, il semblerait que les créneaux les plus propices soient le matin, vers 8h30, lors de la pause déjeuner et le soir, après 20h30. L’attention de l’audience semble monter crescendo au fil de la semaine : le lundi n’est pas un bon jour, la tension monte le jeudi et le vendredi et est à son comble le week-end, notamment pour les contenus sur le sport.

Question fréquence, France 3 Pays de la Loire publie 4 à 10 posts par jour et ne dépasse pas les 15 publications quotidiennes, pour ne pas saturer les timelines de ses fans.  

5/ De l’interaction avec la communauté

Poser des questions dans les posts Facebook est une bonne manière d’interpeller sa communauté et d’engager la conversation.

Autre manière d’entrer dans ce fameux mode conversationnel : cultiver le sentiment d’appartenance locale, solliciter les fans (pour créer des diaporamas ou partager leurs photos) et valoriser sa communauté (en la remerciant quand on passe des caps d’audience sur sa page par exemple).

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Un dernier conseil pour la route : liker les commentaires et répondre aux questions des fans sur une publication Facebook, en particulier si elle marche bien. Cela permettra de la faire vivre plus longtemps et de susciter un maximum d’engagement de la part de sa communauté.

Exemple de post qui fonctionne

un titre et un visuel accrocheur avec une question qui interpelle la communauté, les mentions de comptes concernés par la publication, des hashtag, un lien réduit bitly qui crée beaucoup plus d’engagement.

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Mathilde Hégron

About Mathilde Hégron

Chargée de communication au cluster Ouest Médialab.

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